Dans l’antre de la bête

L’autre jour, visite chez L’Ennemi. Il devait nous présenter ses offres pour que nous puissions faire de fructueuses affaires ensemble. J’avais l’impression d’être membre d’une délégation commerciale en viste en U.R.S.S.

L’impression que la moitié de nos interlocuteurs n’étaient pas les directeurs de firmes d’export ou de combinats industriels qu’ils prétendaient être, mais des agents du KGB ou du GRU. On nous laissait librement aller aux toilettes dans le bâtiment, mais toujours quelqu’un avec le sourire dans les couloirs pour vérifier qu’on ne se perde pas.

Le seul truc qui m’a manqué, c’est le repas au caviar et à la vodka destiné à émousser notre attention. On a mangé des sandwichs au pain suédois debout avec de l’eau gazeuse. Et évidemment, Natalya la charmante secrétaire espionne à mi-temps ne m’attendait pas dans mon lit le soir venu. Mais ça, on s’en serait douté. Alors que c’était pourtant bien le seul truc qui aurait pu être susceptible de faire vaciller mon éthique irréprochable…

Un commentaire sur “Dans l’antre de la bête”

  1. [...] que la guerre est sur nous, sans le lâcher, il a été voir ce que pouvait nous proposer le Diable qui s’est évidemment empressé de nous promettre monts et merveilles. Qu’il nous [...]

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